Les phares additionnels

Les améliorations des voitures de rallye des années 60

Marchal la marque au yeux de chat

Compte tenu que les éclairages de série n’étaient pas très performants, il est important d’apporter aux équipages une meilleure visibilité et surtout de voir plus loin.

Sur ce marché, deux équipementiers se partageaient le marché.

Pierre Marchal (1878-1964) est le fondateur de la Société pour la fabrication de projecteurs et de lanternes électriques dont l’usine est à Pantin. Un soir en rentrant dans son garage, il perçoit dans la lumière des phares son chat noir luisant.

Il n’en fallait pas plus, l’image de marque était toute trouvée et allait devenir l’emblème de la marque.

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Dès 1926, la marque connait ses premiers succès dans des courses automobiles tel que le Rallye de Monaco, Paris Nice, ainsi que les 24 heures du Mans.

On retrouvera Marchal en 1954 sur le circuit de La Sarthe avec une double victoires. Les projecteurs et les bougies Marchal équipe la Ferrari victorieuse, et la D.B Panhard remportant l’indice de performance.

Beaucoup de constructeurs Français et étrangers ont choisi Marchal en première monte.

La marque au chat a toujours été très en pointe pour les différents composants automobile tels que les essuies, les bougies, et devient le créateur du phare à iode qui permet en 1962 à Olivier Gendebien et Phill Hill de rouler aussi vite la nuit que le jour au volant de leur Ferrari et de remporter la victoire !

Marchal c’est un palmarès impressionnant dans le domaine des sports mécaniques sur deux ou quatre roues.

DB Panhard HBR4 de 1959 barquette prototype 2 cyl 744 cc 60 hp - Crédit photo : Alf Van Beem / Creative Commons Domaine public

La Ferrari 250 TRI victorieuse des 12 heures de Sebring avec Phill nHill et Olivier Gendebien en 1961 - Crédit photo : Jim Stokes Creative Commons Domaine public

CIBIE jamais dans l’ombre !

Léon Cibié (1873-1963) a créé sa société de phares pour le théâtre à Paris, puis pour le monde aéronautique avant de se tourner vers l’automobile.

Presque 150 brevets seront déposés, dont un très important qui verra arriver les phares rectangulaires … Et oui jusque là les phares sont ronds.

Ces phares seront montés de série sur les Citroën Ami 6 et sur la très innovante Renault R16, la première voiture à hayon ou encore sur la non moins célèbre SM de chez Citroën.

Cette marque est étroitement liée à Alpine qui a remporté un nombre incalculable de rallyes, mais aussi en endurance.

Avec l’arrivée des rallyes raids comme les premiers Paris-Dakar, Cibié s’est forgé une image de produits performants et particulièrement fiables.

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Citroën AMI 6 de 1964 - Crédit photo : Calreyn88 Creative Commons CC-BY-4.0

Renault R16 TS de 1971 - Crédit photo : Jeremy Creative Commons CC-BY-4.0

Alpine Renault berlinette BW-2 - Crédit photo : Berth old Werner Creative Commons CC-BY-4.0

Citroën SM - Crédit photo Selbymay Creative Commons CC-BY-4.0

Les phares additionnels sur les Mustang engagées en rallye

Juste un petit rappel, en 1964 et 1965, les Mustang étaient équipées de phares halogènes verres sertis et collés, autrement dit un éclairage minimum.

Pour contourner cette absence de puissance, les écuries montaient des phares additionnels de gros diamètres avec des phares longe portée fixés sur le haut du pare-choc qui permettait d’éclairer beaucoup plus loin, entre 100 et 200 mètres, associés à une paire d’antibrouillard fixés sous le pare-choc.

Ces derniers permettent un éclairage avec un faisceau plus large sur les bas côtés de la route.

Bien souvent les équipages roulaient avec tous les phares allumés afin de pouvoir aller plus vite et surtout en toute sécurité !

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Un phare à l'arrière

On peut voir que lors du rallye Monte-Carlo de 1965, les 2 Mustang de l’écurie Ford France étaient équipées d’un phare arrière fixé à gauche de la voiture qui avait un but bien précis.

Ce phare de type Marchal 670/680 antibrouillard, actionné par un interrupteur au tableau de bord, permettait à l’équipier de pelleter la neige lorsque la voiture était posée sur des plaques de neige, et Dieu sait si ce phare a été utile en 1965 à bord de la 180 ! La montagne du côté de Saint-Flour se souvient encore des jurons lâchés par Raphaël Géminiani en train de pelleter la neige sous les roues de la vaillante Mustang 180.

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